RATAFIA DE COINGS - VIN DE COINGS POUR L'APERITIF
Le ratafia de coing se boit en apéritif. C'est original, facile à faire et en plus c'est la pleine saison des coings ! Vous pouvez doubler, tripler les volumes si vous le désirez.
En passionnée d'archéologie, je ne pouvais pas passer outre ces quelques données super intéressantes sur le coing :
Informations et histoire
Le coing était déjà connu par les Akkadiens qui l'appelaient «supurgillu». Le terme moderne «coing» apparut au XIVème siècle en tant que forme plurielle «quoyn» dérivée du Français ancien «cooin», un mot venant du Latin «cotoneum malum/cydonium malumen» et du Grec «Kydonion melon».
La plante de coing est originaire des régions de Perse, Arménie, Anatolie, Albanie, Macédoine, Grèce et Bulgarie. Les Grecs ont greffé les meilleures variétés originaires de l'ancienne Kydonia (qui s'appelle de nos jours Khania), un port de l'île de Crète, d'où vient le nom de cette espèce. Le terme lydien pour ce fruit était «kodu».
Les cultures de coing auraient précédé celles de pomme et dans plusieurs écrits on s'y réfère avec le terme «pomme»; par exemple dans le Cantique de Salomon on parle d'une pomme qui serait en réalité un coing.
Dans la Grèce antique, le coing était une offrande rituelle de mariage car il venait de Levant comme Aphrodite (la déesse de l'amour) et il était justement consacré à cette déesse puisqu'il lui avait été offert par Pâris. C'était par un coing que Pâris récompensa Aphrodite et Atalante s'arrêta pendant sa course à cause d'un coing d'or. Plutarque rapporte que les mariées de la Grèce ancienne devaient croquer un coing pour parfumer leur baiser avant d'entrer dans la chambre nuptiale «pour que le premier salut ne soit ni désagréable, ni déplaisant» (Questions Romaines 3.65).
Même les Romains utilisaient le coing: dans son livre de cuisine romaine Apicius nous a laissé des recettes de coing à l'étouffée au miel et d'autres recettes plus inattendues, comme par exemple un mélange coing - poireaux. Pline l'Ancien citait une variété, le coing de Mulvian, qui peut être consommée crue. Columelle en mentionne trois, l'une d'entre est la pomme d'or pouvant représenter le fruit paradisiaque du Jardin des Hespérides qui a donné le terme pomodoro, le nom italien de la tomate. (Extrait du site jus-coings.com où il y a également plein d'autres recettes à base de coings !)
Voici une photo lors de la mise à macération - Et c'est parti pour 2 mois ! Le liquide est beaucoup moins limpide que sur la photo du magazine, ceci est tout-à-fait normal. Dans deux mois, je mettrai les photos du ratafia dans sa phase finale de dégustation.
Pour 1 litre - Préparation 30 mn - Macération : 2 mois
6 coings à 8 coings très mûrs (j'ai utilisé des coings bio de chez mes parents) - eau-de-vie à 40° : même volume que le jus des coings - clous de girofle - cannelle - 600 g de sucre par litre de jus.
Etape 1 :
Frottez les coings avec une toile rugueuse pour enlever le duvet ou en frottant avec les mains sous un filet d'eau. Coupez-les en morceaux, enlever les pépins. Râpez-les. J'ai utilisé le thermomix mais vous pouvez les râper comme des carottes râpées également.
Mettez la pulpe dans une terrine ou un récipient en plastique et laissez-la macérer 3 jours au frais.
Etape 2 :
Au bout de ces 3 jours, mettez la pulpe dans un torchon par petites portions et pressez-la pour recueillir tout le jus. Cette opération est musclée mais indispensable, il vous faut récupérer le maximum de jus.
Etape 3 :
Mesurez précisément le volume de jus. Pour chaque litre, ajoutez 1 l d'eau de vie à 40°, 600 g de sucre, 1 petit morceau de cannelle et 2 clous de girofle.
Laissez infusez 2 mois dans un bocal bien bouché. J'ai mis la préparation dans un tupperware.
Puis filtrez et versez dans les bouteilles.
L'ABUS D'ALCOOL EST TRES DANGEREUX POUR LA SANTE